Le petit mot du Président

Septembre 2018

PsdtL’URNOR et les Cercles restent mobilisés sur plusieurs fronts et ont été présents lors de la commission parlementaire sur la RESERVE du 20 juin 2018. Les présidents des associations étaient présents, DNR et bien d’autres aussi. Huit parlementaires siégeaient et ont, à notre grand étonnement, participé de manière très active aux discussions.  Par de là les textes accessibles au public et le résumé dans les pages suivantes, quatre points doivent ici vous être relatés. 

D’une part, un nombre toujours plus important de Réservistes mais aussi d’ex-Actives sont en PVE. Le besoin de main d’œuvre existe mais est encore trop méconnu.


Ensuite l’étonnement de l’assemblée lorsqu’un Réserviste « à la barre » a expliqué notre mode de « rémunération-rétribution-indemnisation-défraiement ». D’aucun croyaient que nous faisons cela pour l’argent… et même si cela est vrai pour certains d’entre nous, ce n’est pas nécessairement le cas pour tous. Etre rappelé un mois (en Belgique) et payé vingt jours ouvrés avec ancienneté « zéro » en a frappé plus d’un et indigné la plupart puisque à travail égal nous percevons au total environ 35 à 40% de moins que nos collèges d’Active et n’avons droit à aucune pension, vacances, indemnités… à moins que nous n’ayons presté un certain nombre d’années.

Mais encore, en après-midi, la question suivante a été posée : « Mais où est le problème à la fin ? » et la réponse fut très claire et sans équivoque : ce n’est ni au niveau des Réservistes ni au niveau des Généraux que se situent le(s) problème(s), c’est au-dessus, lisez au niveau des politiques, et en-dessous, lisez au niveau de l’administration militaire ou civile et de tous les règlements où chacun s’y perd ou d’autres s’ingénient à compliquer l’interprétation.

Et enfin, nous qui pensions que nous arrivions à la fin du début de la réforme, la Présidente de la commission a conclu que nous arrivions au début du commencement… quelle douche froide ! 

Après toutes les mises au jour des sujets choisis, le point positif final fut que chacun devait revoir l’autre dès que possible et que les travaux devaient continuer.

A ce sujet, des groupes de travail se réunissent au sein des Composantes et ci-et-là et tentent tant bien que mal à synthétiser leurs avis. Si vous avez des idées concrètes avec une vision d’avenir voire avant-gardiste, et non rétrograde, contactez d’urgence votre unité ou votre POC Réserve ou votre Cercle.

A notre niveau, l’élément de langage du moment est simplement « PLUS ».

Il est démontré que chaque unité ne doit pas hésiter à employer PLUS ses Réservistes. Les moyens sont là, l’envie existe, reste à concrétiser.

Pour ce faire, il faut disposer de PLUS de Réservistes au sein des Unités. On parle de 425 places en 2019. Il serait plus judicieux de fixer à 425 recrues et de voir par la suite ce qu’il y a moyen d’en faire, il y a des possibilités partout. Nous devons être 3000 « entraînés » et sommes à peine 1200 ! D’ici 2025 il n’y aura plus d’anciens miliciens, le compte est vite fait.

Recruter PLUS rapidement et aussi utiliser des Réservistes pour aider au processus de recrutement, voire recruter pendant les week-ends.  Attendre près d’un an et demi entre la sélection et l’incorporation est illusoire, inhumain, obsolète, peu productif, démotivant et démontre un manque de modernité ou de professionnalisme. Bref c’est un concept.

Incorporer PLUS rapidement. Un ancien MOD avait voulu lancer «UN jour – UNE semaine – UN mois ». Se présenter un jour, passer ses tests une semaine plus tard et être incorporé un mois plus tard. La lourdeur légendaire de la machine n’a jamais permis d’y arriver mais de s’en approcher à l’époque. Aujourd’hui, c’est un rêve lointain. Pourquoi ne pas fixer « UN jour – DEUX semaines – TROIS mois », toujours en renforçant les mécanismes d’accueil par des Réservistes d’autant plus que les CIBE et CBOS ont – et le déclarent - de la latitude suite aux incorporations directes dans les Bataillons et la remise en service des Cie Instruction.

Incorporer et employer PLUS souplement pour certains métiers (pas que médicaux) ou pour un besoin spécifiquement exprimé par certains Chefs de Corps à un moment donné. Le Res pourrait ainsi suivre une semaine « info » dans son unité et commencer à prester. La condition corolaire imposerait à celui-ci de rejoindre une session de formation de base dès qu’elle s’ouvre. Il veut servir la Défense, il peut servir à la Défense… qu’il le fasse ! Au niveau DNR, il semble qu’un courant dans ce sens veuille s’amorcer, ne manquerait plus qu’une signature, nous demandons à voir. En effet, derrière se cache le service de Recrutement et Sélection… qui manque de personnel et nous revoie à la case départ.

Affecter PLUS rapidement le Réserviste permettrait d’une part de le motiver dans sa démarche et l’intéresser rapidement à ce à quoi il aspire et d’autre part de l’utiliser quand le besoin est là, de faire sa connaissance, de créer une dynamique, d’induire une forme de publicité, etc... Actuellement, quand un Chef de Corps exprime un besoin, il y a validation par l’échelon supérieur, puis, évaluation budgétaire, création du poste, ouverture du poste, recrutement, sélection, incorporation, formation de base, formation spécifique, formation complémentaire (si besoin)… Bref trois à cinq ans peuvent s’écouler et un ou deux Chefs de Corps ou de service sont passés ou le besoin n’existe peut-être plus.  D’autre part, notre nouveau collègue dispose de quatre années pour compléter sa formation s’il le souhaite. La cinquième devant au moins se passer à l’Unité pour y faire son stage et être évalué. Reconnaissons qu’entrer dans une unité dans ces conditions peut être interpellant.

Après toutes ces considérations de rentrée, notre agenda est bien rempli très varié et nous manquons de bras pour bien faire tourner la machine de manière souple. Les élections au sein du Cercle se pointent à l’horizon et poser sa candidature, dans les circonstances actuelles, relève presque du civisme ! Engagez-vous, vous partagerez des moments exceptionnels et variés.

A bientôt.

Col (R) Dominique DI DUCA

Président